Aujourd’hui, le sujet
est l’historique des tas de broyat privés déposés sur un terrain communal,
en absence d’explications notamment sur la durée du dépôt, on pouvait penser
qu’il s’agissait d’un abandon d’utilisation de ce broyat.
Celui-ci était destiné
à devenir du compost, il doit être aérer par brassage afin que la
transformation se fasse en présence d’oxygène, mais avec émissions de vapeur
d’eau et de CO2, c’est le moindre mal, le CO2 étant recyclé par la végétation.
S’il n’est pas aéré, il
y a pourriture et émissions de méthane. Ceci est nettement moins bon pour la
planète.
De mon point de vue, la
solution était de le répandre de suite en épaisseur de 5 à 10 cm, dans ce cas
le compostage se faisait dans de meilleures conditions d’aération, de plus
limitait la poussée d’herbes indésirables, donc moins d’utilité de désherbants
(pesticides) ou de moyens mécaniques qui utilisent du carburant (émissions de CO2 et autres particules
d’hydrocarbures).

Là où ce broyat a été déposé, il convient très bien au développement des herbes indésirables dont le chiendent. L'utiliser tel que sans extraire les racines de chiendent va ensemencer les terres où il sera répandu, à priori ce n'est pas le but recherché ! ?
On notera que ces tas de broyat attirent les dépôts sauvages de végétaux. Probable incivilité, ou les informations ne passent pas, dont présence d'une déchèterie à moins de 5 minutes.
Là où ce broyat a été déposé, il convient très bien au développement des herbes indésirables dont le chiendent. L'utiliser tel que sans extraire les racines de chiendent va ensemencer les terres où il sera répandu, à priori ce n'est pas le but recherché ! ?
On notera que ces tas de broyat attirent les dépôts sauvages de végétaux. Probable incivilité, ou les informations ne passent pas, dont présence d'une déchèterie à moins de 5 minutes.
Historique :
1)
Tas de broyat depuis 2017 issus de la
déchèterie, gratuit pour un agriculteur bio. Trois ou quatre remorques de semi-remorques 35
T (Taille camions de la carrière) déposées
depuis l’an dernier sur un terrain municipal. (L'article cité dit 4 livraisons de 10 T, le broyat non tassé a une faible densité, le volume d'origine avant décomposition était énorme.)
2)
Article du Républicain confirmation gratuité.
(Voir annexes en fin d’article.)
![]() |
Etat des tas de broyat 9 mois après dépôt (photo de gauche). Le début (un bon tiers, voire une moitié) des tas de broyat est envahi par la végétation dont du chiendent. |
3) Des personnes se servent dont des élus. Aucune raison de s'en priver en l'absence de consignes au sujet de la présence de ce broyat sur un terrain communal.
4)
Le maire confirme « qu’on peut en prendre », de plus
selon le maire, ce dépositaire n’a pas demandé l’autorisation ! ? (*)
5) J’ai
fait savoir au maire que j’allais me servir copieusement ayant de la place pour
le répandre, des emplacements cultivés ne manquent pas sur des terrains
argileux qui se transforment en béton par temps secs.
Courriel ci-dessous du 24 mai à la mairie + copie au maire :
« Bonjour,
Si le tas de broyat vers les colonnes de tri de la Tranchée n’intéresse pas le
propriétaire dans l’immédiat, j’en ai l’emploi à temps perdu.
Au moins terminé le tas entamé, quand la place sera libérée, un autre camion de
broyat pourra être déposé.
Cdlt.
MV »
Sans réponse par écrit, mais de vive voix, et en présence d’un élu intéressé
pour en prendre un peu. J’en conclus : pas de problème, je peux me servir,
aucunes raisons d’avoir des scrupules. Au cours de la discussion, la question
de savoir si ce n’était du broyat « bio » a été posée. Ce broyat
provient de la déchèterie, les végétaux proviennent de particuliers ou de
professionnels. Pour être « bio », il faut connaitre la vie de ces
végétaux, être certain qu’il n’y a pas eu de traitements aux pesticides.
(*) Pour la petite histoire, le maire fait déposer une
semi-remorque de broyat sur une de ses parcelles (donc privée) à destination du
public, un particulier dépose 3 ou 4 semi-remorques de broyat sur un terrain public,
l’inverse aurait été plus logique, c’eût été de la générosité sans mélange des
genres. Encore, le 19 juin une personne se servait, ne savait pas que ce broyat avait été déposé par un agriculteur bio.
6)
Le 5
juin 2018, j’en étais à mon 6ème m3, le maire passe en vélo, puis 6
à 10 dames d’une association, le nom a peu d’importance, ses personnes sont membres
de plusieurs associations dont certaines liées à l’écologie et à la nature.
7) L’agriculteur, qui a fait déposer le broyat il y a un an, arrive.
Simple hasard ou informé de mes activités ?
Explications
courtoises, le maire aurait autorisé le dépôt de broyat sur un terrain communal
selon cet agriculteur. Plus haut le maire nous indique le
contraire, en réalité, une portion de vérité reviendrait à chacun,
l’autorisation n’aurait été que de 2 semaines ? Peu importe. Cette personne m’explique que ce broyat est du compost au bout d’un an.
Soit, inutile d’expliquer que ce ne doit
être pas la réalité à 100%. Je ne connais pas sur quelles bases « bio » s’appuie
cet agriculteur.
Mais à toutes fins utiles, relire « Compostage / méthanisation ». Ce
composte est de la pourriture en surface et sec au milieu de la masse. En
dessous de la surface, dans la masse, on a des parties moisies ou sèches. Dans
les parties sèches, parfait état de conservation des feuilles ou du bois broyé.
En surface la pourriture est compacte sans vie, très peu de vers ou d’insectes.
Extrait d'un article précédent,(https://vallabrixbm.blogspot.com/2018/05/composte-methanisation.html) qui semble démontrer qu'il n'est pas simple de bien composter voir :
A mon niveau de compréhension,
il aurait fallu le répandre de suite et laisser faire la nature.
Là on a fabriqué du méthane à effet de serre bien plus néfaste que du CO2 !
A la limite, plutôt que de perdre du temps et de l’argent pour broyer du bois, une allumette coûte moins chère à la planète dans ce cas. … (Avis à faire confirmer par un spécialiste !)
Là on a fabriqué du méthane à effet de serre bien plus néfaste que du CO2 !
A la limite, plutôt que de perdre du temps et de l’argent pour broyer du bois, une allumette coûte moins chère à la planète dans ce cas. … (Avis à faire confirmer par un spécialiste !)
Cette
année, j’expérimente le potager du paresseux. Une épaisse couche de paillage à
la paille et au broyat. Les débuts sont prometteurs, en dessous du paillage, en
plus de garder le sol humide (moins d’arrosages), le sol reprend vie, la terre reste
souple et habitée. Les herbes indésirables sont moins vivaces, moins nombreuses
et plus facile à arracher.
Cette
méthode ne convient pas aux semis, mais semble bien convenir aux plançons de
fraises et tomates.
En
« fortifiant » pour les plançons :
Utilisation
de consoude en extrait, 20% de purin dans l’eau d’arrosage. Le surplus de
consoude va dans le compost. Le reste après filtrage du purin va aux pieds des
plantes potagères.
Aucune prétention, aucune leçon donnée,
j’expérimente entre méthodes classiques et découvertes d’autres expériences via
Internet. Plusieurs années de pratique sont nécessaires avant de savoir si la
démarche va dans le bon sens.
Depuis
juillet 2017, la sécheresse a des conséquences dont le manque d’eau pour
irrigation, un paillage épais limite les besoins en irrigation. Dessous le
paillage la terre reste « belle », moins battue par la pluie, moins
desséchée par le mistral ou le peu de soleil de ce mauvais début de saison.
Annexes :
1) Article du Républicain
au sujet du broyat issu de la déchèterie.
2) Remarque sur le broyat de la déchèterie.
Ici, ce n’est pas cracher dans la soupe, simple constat, de toutes façons il
est préférable que les végétaux arrivent à la déchèterie plutôt que dans la
garrigue même s’il y a un peu de non végétal. La proportion de non végétal est faible au regard du volume des tas de broyat. Elle semblerait arriver par
paquets avec certains apports de végétaux, probablement des nettoyages de
propriétés autour d’habitations.
Question qu’il est logique de se poser : « Ce broyat, est-il compatible avec une production bio ? »
On voit le non végétal dans le broyat, les pesticides utilisés éventuellement
ne se voient pas.
La photo ci-dessus ne comporte pas toute la variété d’objets trouvés, des
gants, des tronçons de tuyau, fil de fer, bidon. … Toujours en faible quantité
et par vague d’apport.
3) Composteur de quartier.
Ici, ne pas considérer mon propos comme sujet à polémiques, simple constat qui
explique que le principe du compostage sain sans odeur ne se fabrique pas sans
interventions d’aération. La photo montre que les sacs biodégradables se
dégradent moins vite que les épluchures, empêchent l’aération du contenu.
Sur la photo, on ne voit pas les moucherons, on ne sent pas les odeurs de
putréfaction.
A terme, il y aura quand même production de compost, mais aussi du méthane qui n’est pas le but recherché.
Petit problème au potager, le broyat fait l'affaire d'un blaireau qui ne se laisse pas filmer.
Dans l'attente on se contentera d'un merle.