"Cash à l'Eau" est un jeu de mots utilisé dans l'émission Cash Investigation du 13/03/2018.

Pour des raisons d’actualité, huit articles concernant les énergies / émissions de CO2, méthanisation / compostage sont reportés de trois semaines.
Le précédent article inséré était "Mini débat".
Celui-ci, (publié le 23/03/2018) s’inscrit dans le thème « Eau &
Assainissement » idée à l’origine de la création de ce blog :
« Vallabrix goutte-à-goutte ».
Rédiger un article sur la base de « Cash
Investigation » du 13 mars 2018 semble utile à la compréhension des
divers modes de fonctionnement des Services Publics ou Privés au sujet de l’Eau
& Assainissement.
Celui du 30 mars concernera l'enquête publique carrière.
Celui du 30 mars concernera l'enquête publique carrière.
Services Publics et Services Publics délégués (ou "privatisés") : "Cash Investigation" nous
montre la mauvaise face, les dérives inquiétantes qui en découlent suite à de
la naïveté (bénéfice du doute ou élus hors sol ignorants la réalité des
marchés), ou plus grave, la corruption lorsque les marchés sont énormes ! ?
Il existe aussi des élus soucieux de l'intérêt général, ce qu'il ne faut pas évacuer de notre mémoire pour se souvenir ce qu'est un Service Public même délégué au privé.
Il existe aussi des élus soucieux de l'intérêt général, ce qu'il ne faut pas évacuer de notre mémoire pour se souvenir ce qu'est un Service Public même délégué au privé.
Service
« Public » et « Privé » pour l’eau potable, assainissement
et traitement des déchets sont souvent vus sous un angle politicien en évacuant
la responsabilité des élus qui est engagée dans les deux cas de gestion qu’elle
soit publique ou privée.
Les Services Publics sont sous la responsabilité des élus. L’eau potable, l’assainissement,
le traitement des déchets sont des Services Publics qu’ils soient sous forme de régie directe ou affermée
à un délégataire privé pour l’eau & assainissement, idem pour le traitement
des déchets.
Dans tous les
cas les élus concernés ont le droit d’obtenir les comptes d’exploitation, le
devoir de les analyser, bien entendu par principe en régie directe, mais également
s’il s’agit d’un délégataire (SAUR ou Véolia compris).
Il faut oublier
les clichés « régie directe » = exploitation par des élus est
moins cher que l’exploitation confiée à un délégataire = « gestion privée ».
Plus cher ou moins cher dépend toujours des élus.
Cash
Investigation en fait la démonstration.
Service de l’eau : 48 ans de confiance
aveugle à la SAUR, fournisseur d’eau (ou délégataire).
Parmi 50 agglo, Nîmes classé dernier, près de
30% de fuite sur le réseau d’eau potable. (*)
Chiffre d’affaire de la SAUR Agglo Nîmes 12 M€,
bénéfice avant impôts 1,4 M€ soit > 12%.
La marge normale étant de 5 %, certaines agglos
citées dans l’émission sont en dessous de 5%. (*)
(*) Niveau de fuites d’eau moyen en France 20,7%, meilleurs élèves sur 50 agglos : Orléans, Créteil et Dunkerque Agglo. En fin de tableau Avignon, Amiens et Nîmes en dernier.
(*) Marges : Agglos citées où les marges de bénéfices du délégataire sont normales, voire en dessous des 5 % de référence : Cergy Pontoise 4,4%, Toulouse 4,5% (et Nîmes à 12,12 %).
Sans
parler des coupures d’eau pour impayés, illégales qui conduisent à des
conditions de vie inhumaines.
L’agglo n’avait pas de commission de contrôle
financier pourtant obligatoire.
Naïveté des élus ?
Suite aux rencontres de Cash Investigation avec
l’Agglo de Nîmes, (dont une en novembre un peu avant le 4/12/2017, date citée plus bas) les réponses du président de l’agglo le laissent penser.
A décharge, du moins face à la présentatrice de l'émission, ce président est un élu qui écoute et constate les conséquences
« du laisser-aller », prend des mesures pour redresser la barre.
Dont la constitution de cette commission de
contrôle a été soumise aux élus le 4 décembre 2017 probablement suite à
l’enquête de Cash Investigation.
Quelques jours plus tard après diffusion de l'émission, mais 3 mois après la rencontre de novembre, sorte de
rétropédalage ? Aux lecteurs d'interpréter, dont niveau d'écoute.
A prendre en compte la mobilisation
d’associations « Eau secours 30 » et « Eau Bien Commun ».
http://www.midilibre.fr/2015/11/02/eau-secours-30-plaide-pour-une-regie-municipale-de-l-eau,1235434.php
Donc à suivre !
Ecouter,
chercher à comprendre, et corriger ?
Localement,
bien placé pour savoir qu’il n’en est pas toujours ainsi, des élus ne sont pas
disposés à entendre sur certains sujets, faire des remarques sur ces sujets conduit
systématiquement à se faire habiller de « costards », genre
« critiquer pour critiquer » ou toujours dans la polémique.
Ici,
régie d’eau directe (sans délégataire), deux causes de blocage de la capacité d'analyse de la situation, l’égo mal placé
des élus et méconnaissance des pratiques commerciales redoutables de certains
prestataires.
Dans
l’émission un « Corbeau » a fourni des informations, « Corbeau »
= terme utilisé pour protéger (un ou) des informateurs.
Nous
connaissons plus généralement le « Corbeau » malfaisant auteur de lettres
anonymes.
Il y a
aussi la fable de La Fontaine, Le Corbeau et le Renard. La régie peut devenir
le Corbeau de la fable qui tient en son bec un fromage (fromage = recettes de la régie d’eau), le
prestataire joue le rôle du Renard en usant d’une brosse à reluire le Corbeau.
Le Corbeau qui n’est pas peu fier d’entendre ce beau langage (par principe non critique, généralement élogieux) fait une confiance aveugle au Renard, d’où des malfaçons, anomalies (prestations inutiles ou oubliées) que le Corbeau ne veut pas voir, ne pas les traiter de crainte de perdre son aura auprès des prestataires.
Le corbeau ne fait guère preuve d'empathie en faveur de ses administrés. L'empathie est destinée aux prestataires.
Résultat, le Corbeau suit l'avis du prestataire sans tenir compte des compte-rendus de réunion, d'où gaspillage des deniers publics au profit des prestataires.
Exemple parmi d'autres dans ce blog :
https://vallabrixbm.blogspot.fr/2018/02/constat.html
Le Corbeau qui n’est pas peu fier d’entendre ce beau langage (par principe non critique, généralement élogieux) fait une confiance aveugle au Renard, d’où des malfaçons, anomalies (prestations inutiles ou oubliées) que le Corbeau ne veut pas voir, ne pas les traiter de crainte de perdre son aura auprès des prestataires.
Le corbeau ne fait guère preuve d'empathie en faveur de ses administrés. L'empathie est destinée aux prestataires.
Résultat, le Corbeau suit l'avis du prestataire sans tenir compte des compte-rendus de réunion, d'où gaspillage des deniers publics au profit des prestataires.
Exemple parmi d'autres dans ce blog :
https://vallabrixbm.blogspot.fr/2018/02/constat.html
SIAAP (Syndicat
interdépartemental d'assainissement de l'agglomération parisienne) :
https://www.siaap.fr/le-siaap/gouvernance/conseil-dadministration/ (Les élus du SIAAP)
Extrait du site officiel :
« Le SIAAP est
administré par 33 conseillers départementaux désignés par les 4 départements le
constituant : Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. Ces
élus composent le conseil d'administration, l'instance qui délibère
sur les décisions engageant l'avenir du SIAAP et qui fixe ses orientations,
dont la mise en œuvre est pilotée par la direction générale.
Reflet de l'ancrage
territorial du SIAAP au service des Franciliens, le Conseil d'administration
définit et délibère sur les grandes orientations stratégiques du SIAAP,
fort de la diversité des territoires qui le composent mais aussi de la
diversité politique représentée par les administratrices et administrateurs
avec comme priorité l'intérêt général au service des Franciliens.
Conduite par le Président du SIAAP, l'activité du conseil
d'administration est organisée autour d'un bureau élu, composé de dix
vice-présidents. »
Pour imager, le SIAAP, est
de la même forme que notre Sictomu local, mais dans le gigantisme.
C’est une entreprise
publique avec son personnel, directeur(s), administratifs et actifs de terrain.
Le directeur met en
applications les décisions des élus départementaux délégués lors de conseils
d’administration au SIAAP ou pour le Sictomu, les décisions des élus municipaux délégués lors
de comités syndicaux .
Chiffre d’affaire et
marché gigantismes du SIAAP ne sont pas sans risques et attirent des
convoitises de haut niveau.
Un marché de 341 M€
attribué alors qu’une offre à 269 M€ existait.
« Acte 1 » 1 M€
proposés si ajout 100 M€ à 269 M€ et ne pas déposer de recours au tribunal
administratif.
« Acte 2 »
Proposition de compensations 20/25 M€ (Enregistrement façon OSS 117 ou James Bond 007, et infos
d’un « Corbeau »).
« Acte 3 »
Intervention d’un « Émissaire » de notoriété de poids, /.../ 1 M€ passent à 1,350 M€ +
conversation téléphonique (enregistrée) menaçante si l'offre n'est pas retenue.
Nous étions habitués d'attribuer des méthodes de "parrain" à des pays du sud de l’Europe, ici les rôles sont inversés, une entreprise du sud de l'Europe a une éthique respectable contrairement à un "Service Public" à la manœuvre ?
Très chaud et violent lorsque des centaines de millions d'Euros sont en jeu.
Le mieux pour apprécier
est de voir l’émission Cash Investigation du 13 mars 2018.
En fin de d’émission,
l’avis de l’AFA, les réponses ne concernent pas directement SIAAP, mais en
disent long sur les gros marchés non correctement contrôler par les élus
délégués.
AFA (Agence Française Anticorruption)
Tout n’est pas à mettre
dans le même sac.
Des régies d’eau sous contrôle municipales ou
syndicats intercommunaux fonctionnent dans l’intérêt des usagers façon
« Avantages Service Public + Avantages Gestion Privée », en éliminant
des inconvénients dus à trop d’idéologies du prétendu social ou prétendu
libéral.
La Gazette de Nîmes du 8 mars 2018 a également
fait référence à « Cash Investigation » dans son enquête sur l’eau
pour l’Agglo de Nîmes. Tout n'étant pas à "mettre dans le même sac" en complément une enquête sur Montpellier qui a repris
la gestion de l’eau au privé avec succès selon l'article ci-dessous.
Exemples plus locaux (Parmi
d’autres) :
St
Quentin Collorgues
Extrait de l’article :
« Les travaux réalisés sur le réseau
engendrent une hausse de 9 centimes par m3 d'eau au profit du budget du Sivom.
Mais grâce aux bons résultats de la régie, ce prix sera atténué en 2016 par une
baisse de 5 % sur le coût de « l'exploitation du réseau » le ramenant à un
niveau inférieur à celui pratiqué en 2000.
Au total, le prix pratiqué en 2016 par la régie (eau + assainissement sur une base de 120 m3 annuels) se situera à - 42 % par rapport à celui exigé par certaine société privée !
- Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République)
A l'unanimité, les élus présents s'élèvent contre le regroupement des compétences au niveau des grandes intercommunalités.
En effet, le périmètre actuel, cohérent avec la ressource en eau, la structure du réseau permet une réelle proximité des élus ayant depuis bientôt deux décennies prouvé la réussite d'une gestion en régie, sans actionnaires ni bénéfices, mais avec une performance technique et des résultats reconnus par tous.
En sera-t-il de même dans quelques années ? C'est en tout cas un sujet de préoccupation bien réel partagé par les 4 000 abonnés des communes du syndicat. »
Au total, le prix pratiqué en 2016 par la régie (eau + assainissement sur une base de 120 m3 annuels) se situera à - 42 % par rapport à celui exigé par certaine société privée !
- Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République)
A l'unanimité, les élus présents s'élèvent contre le regroupement des compétences au niveau des grandes intercommunalités.
En effet, le périmètre actuel, cohérent avec la ressource en eau, la structure du réseau permet une réelle proximité des élus ayant depuis bientôt deux décennies prouvé la réussite d'une gestion en régie, sans actionnaires ni bénéfices, mais avec une performance technique et des résultats reconnus par tous.
En sera-t-il de même dans quelques années ? C'est en tout cas un sujet de préoccupation bien réel partagé par les 4 000 abonnés des communes du syndicat. »
Recherche de fuite d’eau avec drone, seule vidéo trouvée sur Internet, lien : https://www.youtube.com/watch?v=4izCMs6B3aQ, celle-ci n'est pas convaincante ?
Article suivant : "Cash à l'eau" (2) concernant des problèmes locaux liés aux manques de suivi.
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