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Le gonflage du ballon en air doit se faire ballon vide d'eau. La vanne de vidange d'eau n'existe pas. |
Ci-dessous un rapport concernant l'intervention de l'installateur sur notre ligne de surpresseurs mise en route fin 2013 au réservoir d'eau potable.
Le commercial, qui a quitté l'entreprise depuis, nous a vendu cette installation de surpresseurs comme on vend un paquet de lessive "qui lavait plus blanc que blanc".
De plus, compte tenu du montant des travaux de 27 181 €HT en 2013, il a fallu prendre un "bureau d'études" maître d'oeuvre probablement proposé par le commercial.
Comment ont été faites ces études, quel niveau de qualité ?
Avec le temps, des habitudes du siècle précédent qui perdurent, où on pouvait faire confiance aux fournisseurs seraient à revoir, les mentalités changent, certains intervenants "Eau Assainissement" sont en quasi position de monopole local auprès des petites municipalités.
La lecture du rapport d'intervention ci-dessous qui n'a pas suscitée de remarques de la part de l'installateur met en évidence pour le moins d'un mauvais choix.
Intervention Canonge (22 août 2019)
Objectifs : Exposer nos
besoins et optimiser la programmation des surpresseurs.
Ces points avaient été abordés lors
de la réunion du 16 juin 2019.
Etaient
présents :
Clément Larguier pour Canonge
Bernard Rieu
(Maire) et Michel Voisin (commission eau) pour Vallabrix.
Premiers
constats :
Sur le site, au réservoir.
La consommation d’eau
semblait plus importante entre 9 h 30 et 10 h 30, durée de fonctionnement des
surpresseurs un peu plus longue mais fréquence de démarrage encore trop
importante au détriment de la durée de vie des surpresseurs. Ces mauvaises
conditions de fonctionnement remontent à bientôt 6 ans.
Ces mauvaises
conditions de fonctionnement sont-elles dues à un mauvais choix de matériel qui
peut s’exprimer en gros « surdimensionnement des surpresseurs de l’ordre
de 3 fois trop ».
Nous avions besoin de
0,8 bar, nous en avons 2,8.
Fiche signalétique
surpresseurs.
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Débit max 45 m3/h s’entend avec les 3 pompes en fonctionnement, donc 15 m3/h par pompe.
L'autorisation de captage est de 28 m3/h 10 heures par jour au maximum ? |
Néanmoins, Clément Larguier
a pris contact par téléphone avec un technicien agréé de la marque KSB de nos
surpresseurs qui confirme ce mauvais choix initial.
Toutefois, bien que
l’usure prématurée soit là, quelques modifications du programme peuvent
améliorer le fonctionnement.
1) Fréquence délivrée par
les variateurs de vitesse 50 Hz ramenée à 40 Hz.
Sous 50 Hz, les pompes tournent à 3 000 tours/mn env., sous 40 Hz à
2 400 t/mn.
A 2 400 T/mn, le débit en m3/h (15 par pompe) et la pression (2,8 b) sont
plus faibles, et se rapprochent « un peu » de nos besoins.
2) Temps de fonctionnement
mini de chaque pompe passe d’une minute à 5 mn.
Nette amélioration du fonctionnement des surpresseurs dont constat du mode
régulation actif, la pression délivrée 0,7 bar maintenue à ± 0,1 b. Par moment
2 pompes en fonctionnement pour soutenir le débit devenu plus important, (Cas de figure prévu
par KSB).
3) Ajustement de la
consigne de régulation après essais, passe de 0,7 à 0,8 bar afin de garantir
0,7 b mini en plus dans le réseau.
Les pointes de pression à 1,5 b (40 fois par heure) s’en trouvent supprimées,
les pompes tournent quasi en continu en se relayant les unes après les autres (Fonctionnement
normal).
En quelques manipulations, Clément Larguier a optimisé le
fonctionnement des surpresseurs tel qu’indiqué sur les documents KSB, ou, au
mieux avec ce qu’on a. « Merci Canonge ! »
Le maire m'a appris que cette prestation ne sera pas facturée, à prendre comme une reconnaissance de l'erreur de choix initial, mais après près de 6 ans !
Ballon
anti-bélier,
réservoir surpresseurs, etc. Quel volume ?
Les avis divergent,
premier constat de Clément Larguier, le ballon anti bélier actuel en mauvais
état de 300 litres suffit pour assurer le bon fonctionnement.
Pour mémoire, pour nos
surpresseurs « standard » utilisés dans les conditions prévues par la
fiche signalétique, un réservoir de 8 litres suffit techniquement selon KSB.
Par ailleurs, sur des
documents d’un des sites KSB, il est conseillé de prévoir un réservoir plus
important afin de pallier aux fuites potentielles du réseau.
Extrait :
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Soit, en journée, avec
un débit conséquent en sortie de réservoir, le ballon actuel suffit, il faut
donc constater comment se comportent les surpresseurs avec un débit faible,
donc au milieu de la nuit, chose faite le 23 août vers 02 h. le débit était de
110 litres/mn (*) (6,68 m3/h mesurés).
Temps de fonctionnement
de chaque pompe 5 mn (comme programmé), arrêt 1 mn.
Résultat suite aux
modifications du programme, de 40 cycles heure, nous sommes à 10 cycles
heure. Recommandations KSB 20 cycles heure maxi pour cette taille de
surpresseurs.
Les consignes KSB sont bien respectées.
(*) Le ballon actuel en
bon état, gonflé à 0,7 b, permet de stocker une centaine de litres
d’eau, soit une durée d’arrêt majorée d’une minute, le temps de cycle serait de
7 mn soit 8,5 cycles heure. C’est négligeable (et cher payé à plus de
3 300 €, total offre du 5 août 2019).
Un contrôle de nuit à 02 h montre
que le volume du réservoir surpression a peu d’incidence sur le fonctionnement
des surpresseurs. (Rappel,
Seulement un volume de 8 litres en version standard KSB).
Un réservoir de 100 litres en inox
sans vessie suffirait amplement, nettement moins onéreux que 2600,96 €TTC de l’offre
du 5/8/19, (Pour info 100 l en inox :
738,75 €TTC, exemple soumis à Canonge le 24/8), maintenance
facilitée avec un niveau visuel d’eau, pas besoin d’être gonflé à l’air,
seulement vidange d’eau de temps à autres.
Par contre, au milieu de la nuit,
les longues pointes pression (quasi 5 mn sur les 6 mn du cycle) envoyées dans
le réseau montent entre 1,5 et 1,7 b.
A part amplifier le
volume de fuite du réseau et éventuellement les fuites de chasse d’eau
défectueuses d’abonnés, augmenter inutilement la facture EDF, il n’y a pas d’intérêt
de surpresser la nuit, mettons de 23 h à 06 h.
Ne serait-il pas
judicieux de mettre à l’arrêt (automatiquement) les surpresseurs de 23 h à 6 h,
économies d’eau et d’électricité en retour.
Lorsqu’il y a une
faible consommation, dont de 23 h à 6 h, les abonnés aux points hauts du
village sont moins pénalisés par 0,8 b en moins dû à l’arrêt des surpresseurs.
Un hydraulicien pourrait le confirmer.