https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/230120/energies-renouvelables-la-france-et-les-pays-bas-encore-loin-de-leurs-objectifs
Ce blog traite de l'eau et assainissement à Vallabrix. Dont historique de la fontaine et lavoir. Centenaire de l'adduction eau potable. Liens vers mon site Google Vallabrix goutte-à-goutte pour accès aux fichiers ajoutés. Lien également vers le blog "Valabris Istoria". Selon l'actualité, déchèterie de Vallabrix, Nouvelle Ecole, voire d'autres sujets dont compteurs dits "Intelligents", par exemple Linky.
vendredi 28 février 2020
Energies renouvelables
https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/230120/energies-renouvelables-la-france-et-les-pays-bas-encore-loin-de-leurs-objectifs
vendredi 21 février 2020
Info CITRE
Pour en savoir plus, site à visiter : http://www.citre-asso.org/
![]() |
Photo issue de l'article du républicain ci-dessous |
La société Bioviva est citée dans cet article : Lien pour connaître cette société :
vendredi 14 février 2020
Inauguration école
Inauguration de la nouvelle école de Vallabrix le 8 février 2020.
Discours du maire : INAUGURATION
Article d'Objectif Gard.
https://www.objectifgard.com/2020/02/09/vallabrix-la-nouvelle-ecole-inauguree/
https://www.objectifgard.com/2020/02/09/vallabrix-la-nouvelle-ecole-inauguree/
![]() |
Photo : Thierry Allard / Objectif Gard |
Après 135 ans de bons et loyaux services,
l’école de Vallabrix, village de 430 habitants niché à quelques kilomètres
d’Uzès, passe la main à un nouveau bâtiment.
La nouvelle école, située derrière la
mairie du village, a été inaugurée samedi matin en présence notamment du préfet
Didier Lauga, du président du Conseil départemental Denis Bouad et de nombreux
habitants et enfants de la commune. L’ancien bâtiment devient une garderie et
les élèves de Vallabrix et du village voisin de Saint-Hippolyte-de-Montaigu
(les deux communes sont liées par un Syndicat intercommunal de regroupement
pédagogique) vont donc désormais avoir classe dans une école conçue par
l’architecte nîmois Jean-Michel Prohin.
Un architecte qui a conçu le bâtiment « en
éventail, chaque salle est différente, avec très peu de couloirs, beaucoup de
lumière », avec quatre classes sur 400 mètres carrés et un réfectoire.
« Un espace lumineux et fonctionnel », résume le maire de
Vallabrix, Bernard Rieu. Un maire qui souligne que les travaux ont été réalisés
par « beaucoup de PME locales », mais aussi par les élèves du
lycée des métiers d’art Guynemer, à Uzès, qui ont réalisé les ferronneries. Une
école baptisée du nom de la navigatrice Isabelle Autissier, « une femme
qui a accompli des exploits, qui est engagée dans des luttes »,
souligne l’adjointe Marie Truchet.
Une belle école pour les 70 élèves de
maternelle et d’élémentaire des deux communes, et un projet de taille pour des
petites communes comme Vallabrix et Saint-Hippolyte-de-Montaigu, 700 habitants
à elles deux. En comptant l’école et le réfectoire, on arrive au montant d’1,3
millions d’euros, dont 653 000 euros de subventions de l’État, de la Région et
du Département, comme le rappellera le maire de Saint-Hippolyte Bernard
Barberi. Le reste à charge sera quant à lui assumé par les communes.
![]() |
Photo : Thierry Allard / Objectif Gard |
« Voir la mobilisation de tout un
territoire pour une école, c’est une joie », se réjouit ensuite le directeur académique Laurent
Noé, tout en s'attardant sur l’engagement de l’État et du personnel enseignant
ainsi que la mutualisation des moyens mise en œuvre entre les deux villages. Le
président du Département Denis Bouad insiste quant à lui sur l’ambition du
projet et sur l’importance de l’infrastructure dans l’enseignement dès le plus
jeune âge. Denis Bouad revient également, comme à son habitude, sur le soutien
du Département aux communes.
Idem pour le vice-président de la Région
Jean-Luc Gibelin, qui rappelle l’engagement du Conseil régional sur ce type
d’investissements, et sur l’éducation aussi avant le lycée, qui est une de ses
compétences. Enfin, le préfet du Gard Didier Lauga se félicite du « très bon
travail fait ici. »
Thierry
ALLARD
Discours du maire : INAUGURATION
Monsieur
le préfet du Gard, M. le président du conseil départemental, M. le conseiller régional,
madame la conseillère départementale, M le directeur des services académiques,
Madame la directrice déléguée aux formations professionnelles et techniques du
lycée Guynemer, Monsieur l’inspecteur de l’éducation nationale, Mesdames les
enseignantes, Mesdames les agents du SIRP, Mesdames et messieurs les maires,
mesdames et monsieur les élus ; cher(e)s Vallabrixoises et Vallabrixois
En
1885, la commune de Vallabrix qui
comptait le même nombre d’habitants qu’aujourd’hui construisait l’école et la
mairie située juste derrière ce nouveau bâtiment.
Le
village faisait un gros effort pour créer ces premiers locaux publics, il faut
noter la qualité de ces constructions qui ont bien vieilli.
La
mairie a été rénovée en 2014 et reste la maison commune. Quant au bâtiment de
l’école, il ne correspondait plus aux besoins actuels. Nous avons souhaité néanmoins lui conserver
une utilité : il continuera à servir aux enfants puisqu’il va accueillir
la garderie.
Aujourd’hui,
135 ans plus tard, la commune et le SIRP ont créé une nouvelle structure
scolaire. La commune est le maître d’ouvrage de l’école, le syndicat porte la
réalisation de la cantine.
Cette école de 4 classes d’une superficie de
400 m2 représente un budget HT de 1 022 000 €, auquel s’ajoutent divers avenants en cours de chantier pour
avoir un bâtiment optimal.
Les
subventions qui se sont élevées à 422
097 € représentent 41,3% du
coût, répartis comme suit :
-
298 729
€ de l’Etat
-
123 368 € du département.
Je
tiens à remercier l’Etat et le département de leurs contributions, sans
lesquelles un tel projet n’aurait pu aboutir
Le
reste à charge pour la commune est important mais c’est un choix, assumé dans
notre village, de considérer les investissements pour l’éducation comme
porteurs d’avenir pour notre pays.
Nous
avons pu financer ce bâtiment par la vente d’actifs de la commune et grâce à
une gestion rigoureuse de nos finances.
Nous avons contracté un emprunt de 300 k€, néanmoins la dette de la
commune est très soutenable ce qui laisse des latitudes pour de futurs
investissements.
Après
mûre réflexion, la nouvelle école a finalement été implantée à proximité du
foyer et de la mairie : c’est l’assurance de pouvoir créer une voie de
desserte nécessaire à la sécurité qui a emporté la décision. Je tiens une
nouvelle fois à remercier Irène, Pascale et Philippe François d’avoir accepté
de céder 393 m2 de leur terrain. Sans ce geste pour la collectivité,
nous n’aurions pas pu concrétiser le projet.
Le
coût de la construction de la voie est de 94 243 €, subventionnée par la
Région pour un montant de 21000 € et par le département au titre des
amendes de police pour 19 904 €.
Sur
cette infrastructure, le taux de subvention est de 43,9 % voisin de taux
précédent pour l’école.
En visitant les nouveaux locaux, vous serez
séduits je crois, par la justesse des choix de l’architecte. Jean-Michel Prohin
a su tirer parti de la déclivité du terrain, ajuster la nouvelle construction
aux bâtiments existants, créer une surface importante très intégrée dans le
tissu urbain. Les salles de classe sont ouvertes sur la nature, la cantine
donne une vue sur la campagne de l’Uzège. Les enfants, les enseignants et le
personnel du SIRP vont partager un espace lumineux et fonctionnel qui laisse
place à la fantaisie.
Merci
à Jean-Michel Prohin et à son cabinet d’avoir conçu ce projet architectural et
d’avoir mené le chantier à bon terme avec les entreprises.
Ces
entreprises, pour beaucoup, sont des PME locales.
J’ai
suivi les travaux avec André Béteille et j’ai découvert la haute technicité des
acteurs du bâtiment. On parle souvent de métier manuel dans ce secteur mais je
crois qu’il faut associer les capacités intellectuelles et manuelles pour
répondre aux exigences techniques des constructions d’aujourd’hui. Ce bâtiment
est un concentré de technologie avec des centaines de mètres de câbles, de
tuyaux, de capteurs.
-
M Laurent
et ses équipes ont réalisé le gros œuvre en s’adaptant aux particularités du
plan et en respectant les différentes normes notamment celles concernant les
risques sismiques.
-
L’entreprise
Rouméas a été chargée de la voirie et des réseaux.
-
L’entreprise
Leclerc a réalisé de main de maître les travaux électriques.
-
L’entreprise
Depasse a accompli un travail ferronnerie délicat, avec tous les décors
originaux dessinés par M Prohin.
-
L’entreprise
Rouméjon a su jongler avec les formes peu habituelles de certaines fenêtres.
-
L’entreprise
Doc du Lino a fait un beau travail de tapisserie au sol notamment dans le hall
d’entrée.
-
L’entreprise
Monleau a réalisé les cloisons et l’entreprise Favand de St Quentin les
plafonds ….
-
L’entreprise
Monnier s’est chargée de la partie plomberie chauffage ….
-
L’entreprise
BC Peinture a exécuté toutes les peinture et l’entreprise MCS Carrelage la
partie carrelage …
-
L’entreprise
Chaaranne a réalisé les façades …
-
L’entreprise
Neotech a traité les réseaux informatiques et les alarmes…
-
L’entreprise
CFA ascenseur a mis en place l’ascenseur…
-
L’entreprise
Etienne étanchéité de la capelle s’est chargé de l’étanchéité
-
L’entreprise
Lauthier Moussac a réalisé la voie de desserte
Merci
aux entreprises pour la qualité de leurs interventions, et leur réactivité dans
un calendrier toujours un peu bousculé.
Je voudrais enfin saluer le travail des élèves du lycée Guynemer d’Uzès qui
avec l’aide de leurs professeurs ont réalisé les ferronneries que vous voyez
derrière moi. La commande de la commune a mis en
valeur leurs compétences. Je vous demande Madame la directrice de les
féliciter pour leur implication et je vous
remercie d’avoir accepté de participer à la construction de notre école.
Je
crois qu’avec ce bâtiment, nous avons créé les conditions d’éducation optimales
pour les enfants de notre regroupement pédagogique concentré qui rassemble
saint Hippolyte de Montaigu et Vallabrix.
Je
formule le vœu que cette nouvelle école ait la même longévité que la première
école du village, que de nombreux enfants puissent s’y épanouir et prennent un
bon départ dans la vie.
Je
veux terminer en saluant l’implication de plusieurs personnes qui ont été
indispensables pour finaliser ce projet : Tout d’abord, Dominique Stoffels,
notre secrétaire de mairie qui a traité parfaitement les nombreux dossiers de
ce chantier, ensuite, le groupe GPN qui a aménagé le jardin qui se situe à
l’entrée de l’école, enfin les bénévoles qui nous ont aidés à déménager l’école
hier soir.
Texte
pour l’inauguration de l’école du 08/02/2020 de Marie Truchet, adjointe
aux affaires scolaires.
« Choisir
le nom d’une école n’est pas chose aisée. A travers ce choix, nous voulions
transmettre un message, une idée, une conviction aux citoyens et citoyennes en
devenir. Il fallait trouver quelqu’un au destin particulier, qui montre
l’exemple, par ses actes et par ses pensées. Une personne qui défende ses
convictions profondes, celles que l’on trouve au fond de soi.
Aujourd’hui,
notre société est traversée par une préoccupation majeure : l’égalité
entre les femmes et les hommes. Dans ce contexte social, l’école de la République
a pour finalité de garantir l’égalité entre les filles et les garçons, à
l’heure où les stéréotypes de genres perdurent encore, et cela, même au sein
des écoles.
Pour exemple 78 % des couvertures d’ouvrages
sont représentés par un personnage masculin, il y a deux fois plus de héros
masculins que de héroïnes dans les histoires pour enfants. De plus, la plupart
des écoles porte le nom d’un grand homme.
C’est
pourquoi, à défaut d’un héros nous avons trouvé une héroïne.
Le
choix, d’Isabelle Autissier, nous est apparu ambitieux. Cette navigatrice a
accepté que son nom soit associé à l’école d’un village du Gard.
Quoi
de mieux pour une école qu’un nom porteur de symboles : une femme qui
accomplit des exploits, qui s’engage dans des luttes, une dame qui mène des
combats sur l’égalité entre les êtres humains mais aussi sur un partage
équilibré de la planète entre tous les êtres vivants.
C’est
le message que nous souhaitons transmettre aux élèves qui fréquenteront l’école
à Vallabrix. Nous comptons sur l’équipe enseignante pour faire découvrir aux
enfants cette femme forte et courageuse, cette aventurière. Il s’agit donc de
permettre à nos enfants de rêver, s’évader, de s’identifier à cette héroïne contemporaine. »
L’école (Poème
rédigé par Hervé Depasse)
Les
anciens ont connu l’école primaire
Pour
eux ce n’était pas un calvaire
Ils
apprenaient les mots du dictionnaire
Et
toutes les formes de grammaire
Aujourd’hui
une nouvelle école
Où chaque enfant prendra la parole
En
lisant les textes sur la console
Ensuite
la maîtresse fera le contrôle
Le
nom est donné : Isabelle Autissier
L’école
n’a pas la forme d’un voilier
Peut-être
en montant l’escalier
On
pourra le photographier
Le
Groupe de Passionnés Nature
Participe
désormais à l’aventure
Les
bénévoles ont posé la structure
Le
lierre va grimper sur l’armature.
Le
Club Nature animera des sorties
Les
oiseaux c’était la première partie
Les
grands écoliers se sont investis
Ils
ont fait aussi des acrobaties
Les
plantes dans le petit jardin
Feront
le plaisir des gamins
Ils
dégusteront peut-être le raisin
Ou
bien sentiront le romarin
Les
élèves qui vont à la cantine
Auront
le temps de lire une comptine
À ceux qui grignotent leur tartine
Et
finissent par une clémentine
Tous
mettront les déchets au composteur
Que
les vers vont dévorer avec ardeur
Ainsi
que les autres décomposeurs
Cétoines,
fourmis, cloportes, tous bienfaiteurs
Notre
école faute de matériaux écologiques
Nous
avons des enseignantes dynamiques
Qui
d’un coup de baguette magique
Transforment
les cours pédagogiques.
Je
souhaite aux enfants de bons moments
Que
les parents soient admiratifs de leur talent
Dans
l’école on apprend plutôt studieusement
Que
l’avenir soit innovant, à tous bon vent.
vendredi 7 février 2020
Compost industriel
Suite à l'arrivage de moult camions de compost industriel destiné aux agriculteurs, je me suis posé des questions sur la provenance et la composition de ce compost.
Ce compost provient de la SEDE (filiale de Véolia), d'autres fournisseurs d'eau (Suez, Saur ...) disposent d'une filière de compostage.
D'autres industriels ou organismes genre Sivom (Syndicat Intercommunal à vocation multiple) disposent également de filières de compostage.
Le compostage industriel est un moyen de recycler les boues des stations d'épuration ou autres en les mélangeant à des déchets de végétaux (biomasse).
Ce mélange permet d'obtenir un compost acceptable pour l'agriculture. Le fait d'ajouter des déchets végétaux permet de réduire le % d'éléments polluants (résidus de médicament ou autres) et de rentrer dans les normes en vigueur.
1) Paprec, entreprise d'élaboration de compost industriel dont le site explique clairement la méthode de compostage.
2) Article du site La Tribune au sujet du ministère de la transition écologique et solidaire qui souhaite interdire le mélange des boues et végétaux.
1) Site Paprec
https://www.paprec.com/fr/comprendre-recyclage/recyclage-infographie/traitement-boues-eaux-usees (en fin d’article ci-dessous et sur ce site vidéo
explicative)
Extrait
du site :
Le traitement des boues des
eaux usées
Chaque année, en
France, plusieurs milliards de mètres cubes d’eaux usées sont générées par les
activités humaines. Ces effluents doivent être gérés avant retour au milieu naturel.
La station d’épuration collecte et traite ces eaux usées en produisant de
l’eau, nettoyée ou épurée, et des « boues » qui sont des déchets.
Que
deviennent les boues ?
Ces boues
sont incinérées, placées en décharge, ou directement épandues sur des sols
agricoles. Mais ces méthodes présentent de nombreux inconvénients pour
l’environnement. Chez AES, nous proposons une solution de compostage, qui
valorise ces déchets organiques en amendement bénéfiques pour les sols.
Le
processus
Tout
commence par la récupération puis, l’acheminement des boues vers une de nos
plateformes. Là, chaque benne est enregistrée pour assurer la traçabilité des
déchets tout au long du processus. Le compostage peut alors commencer.
Les boues sont mélangées avec de la biomasse en respectant un dosage précis assurant un bon rapport Carbone/Azote. Le processus de fermentation commence. Les micro-organismes dégradent la matière organique. Ce processus est accéléré par le système d’aération. La température s’élève jusqu’à 70°, ce qui assainit la matière. En effet, les agents pathogènes ne survivent pas à cette chaleur.
La phase de maturation voit la matière organique être dégradée jusqu’à être transformée en humus. Le criblage fonctionne comme un tamis et sépare le compost fini des éléments trop gros. Afin de limiter au maximum l'impact environnemental de notre activité, toutes les installations d'AES sont couvertes et désodorisées.
Le retour
à la terre
Notre
implication environnementale est illustrée par la certification ISO 14001 de
nos sites. Les agriculteurs accompagnés par AES bénéficient d’un compost qui va
remplacer avantageusement l’engrais chimique. Le compost, riche en matières
organiques carbonées enrichit le sol en carbone et évite les émissions de CO2 vers l’atmosphère.
La structure du sol est améliorée, la terre est enrichie, revitalisée. Les terres agricoles restent fertiles. Leur produit est la base de notre alimentation. Le cycle peut recommencer. La valorisation des déchets par le compostage s'inscrit dans un cercle vertueux contribuant à préserver notre planète.
2) Site La tribune (Controverse)
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/le-compostage-des-boues-d-epuration-en-sursis-831679.html (Article ci-dessous)
Le
ministère de la transition écologique et solidaire souhaite interdire le
mélange des boues et des déchets verts. Selon les professionnels, cela
signerait la mort d'une filière vertueuse de valorisation.
C'est la filière de valorisation la plus vertueuse des
boues d'épuration qui est menacée de disparition, dénoncent les collectivités
territoriales et les professionnels du recyclage et de l'eau. Transposant une
directive européenne, le ministère de la transition écologique et solidaire
remet en effet en cause le mélange de ces boues avec les déchets verts
(feuilles d'arbres, branches, fleurs fanées...) pour produire du compost.
Sur les dix millions de tonnes de boues d'épuration
produites chaque année en France, trois millions sont aujourd'hui valorisées de
cette manière. Riche en potassium, phosphates, azote et matière organique, ce
compost est ensuite vendu aux agriculteurs pour nourrir leurs sols. Et permet
de réduire l'utilisation d'engrais chimiques, ainsi que de limiter l'érosion
des sols, explique Sabine Houot, directrice de recherche au sein de l'INRA
(Institut national de la recherche agronomique). "Bien qu'encore limitée à 1% de la surface agricole
utile, le compost contribue aussi à l'objectif de 4 pour 1000",
souligne-t-elle. C'est-à-dire d'un taux de croissance annuel de 0,4% des stocks
de carbone dans les premiers 30 à 40 cm des sols, une initiative lancée par la
France en 2015 et censée participer à la réduction des gaz à effet de serre
dans l'atmosphère.
La
crainte d'une contamination des produits agricoles
La "directive déchets" adoptée en 2018 par
l'Union européenne, telle qu'interprétée par le ministère de la transition
écologique et solidaire, remet toutefois en cause le mélange de ces boues avec
les déchets verts issus du tri des collectivités territoriales et des ménages.
Et l'article 10 ter du projet de loi relatif au gaspillage et à l'économie
circulaire, introduit par le Sénat afin de transposer sur ce point la
directive, ne suffit pas lever les doutes sur la légitimité d'un tel mélange,
estime Anne-Valérie Goulard, présidente du collège valorisation biologique de
la Fnade (Fédération nationale des activités de la dépollution et de
l'environnement).
L'approche du ministère de la transition écologique et
solidaire vise notamment à garantir la parfaite traçabilité du compost utilisé
par les agriculteurs, afin aussi de répondre à la demande croissante des consommateurs de davantage de
transparence sur l'origine et la qualité de leurs aliments. Les
boues d'épuration sont en effets susceptibles de contenir des résidus de
médicaments ainsi que d'autres polluants. Et en cas de contamination de
produits agricoles, l'agriculteur risque aujourd'hui d'être désigné comme le
seul responsable, reconnaît Sylviane Oberlé, chargée de mission prévention des
pollutions chez l'Association des maires de France (AMF).
"Mais
en France, la présence de micro-polluants dans les boues est largement
conforme à la concentration réglementaire. Et la fermentation du compost divise
justement par cinq la présence de résidus de médicaments, dont on ne trouve
ensuite quasiment aucune trace dans les sols",
souligne Sabine Houot.
Le risque de contaminants n'est d'ailleurs pas moins
important pour les effluents d'élevage, qui représentent aujourd'hui la large
majorité des matières qui retournent au sol.
L'équilibre
économique de la filière menacé
Le ministère de la transition écologique et solidaire
s'inquiète également de l'avenir de la collecte sélective des déchets
organiques des ménages, qui aujourd'hui concerne à peine 10% de la population
française, mais qui selon la même directive de l'UE devra couvrir l'ensemble du
pays avant la fin 2023. Pour en obtenir du compost, ces déchets organiques
devront aussi être mélangés aux déchets verts. "Mais même si leur collecte devait
atteindre son maximum, il n'y aura pas suffisamment de déchets verts [lesquels
représentent aujourd'hui 7 millions de tonnes, NDLR] pour permettre le compostage des déchets organiques des
ménages et celui des boues", affirme Sabine Houot. D'où une
forme de concurrence... sans compter la promesse implicite aux citoyens de
"ne pas remélanger" les déchets qu'ils auront triés.
Résultat : "les
collectivités se retrouvent avec leurs boues sur les bras",
résume Sylviane Oberlé. Dans la meilleure des hypothèses, elles pourraient
juste être contraintes d'utiliser d'autres "déchets structurants" à
la place des déchets verts : des résidus de bois ou de la paille par exemple. "Mais la qualité du compost issu
des boues serait inférieure", souligne Hubert Brunet,
président du Syprea (Syndicat des professionnels du recyclage en agriculture).
Ce qui mettrait en danger l'équilibre économique de la filière, qui se rémunère
par le prix du service de récupération des boues offert aux professionnels de
l'eau, mais aussi par la vente du compost.
Les boues d'épuration devenues non compostables pourraient
aussi venir s'additionner aux 4 millions de tonnes aujourd'hui épandues sur les
sols. Plus riches en azote, elles le sont toutefois aussi en résidus
médicamenteux et micro polluants, et moins en matière organique, rappelle Sabine
Houot. En raison de précédents d'utilisation douteux et de leur odeur, elles
sont aussi moins facilement acceptées par les riverains, alors qu'il y a une
véritable demande de compost, souligne Dominique Philippe, agriculteur et
directeur de la plateforme de compostage Brie Compost. Dernière possibilité :
l'incinération, qui aujourd'hui concerne déjà 3 millions de tonnes de boues,
mais qui en détruit le potentiel organique.
Principe
de précaution ou obligation de résultat ?
"Le principe de précaution est nécessaire, mais à
côté des risques, il faut également évaluer les bénéfices", plaide
alors Anne-Valérie Goulard, qui voudrait que la loi autorise explicitement le
mélange des boues avec les déchets verts à des fins de compostage. "C'est la conformité du compost aux
normes sanitaires qui doit primer", ajoute Philippe Maillard,
à la tête de la Fnade. Celle-ci a constitué une "task force" afin de
faire pression sur les parlementaires devant examiner en novembre le projet de
loi relatif au gaspillage et à l'économie circulaire. Pour Sylviane Oberlé, la "conception pas forcément fausse,
mais orientée idéologiquement, du ministère" risque d'ailleurs
d'empêcher la construction d'une filière économiquement viable de valorisation
des déchets organiques :
"des gisements isolés les uns des autres seront trop petits pour favoriser
les économies d'échelle qui seules peuvent justifier des investissements".
Les bio déchets des ménages auraient alors comme seule issue le
compostage de quartier...
"Il faut néanmoins que le cadre normatif concernant
la présence et les contrôles de contaminants soit étoffé", reconnaît
Sabine Houot, qui évoque également l'opportunité de généraliser le contrôle de
qualité des composts par des organismes publics, déjà présents dans certaines
régions. Afin d'éviter les émissions de gaz à effet de serre liées aux
transports, "le
compostage des boues a un sens lorsqu'il existe une plateforme de proximité",
ajoute Dominique Philippe. Pour susciter la confiance, les professionnels
promettent par ailleurs des engagements volontaires : "En matière de traçabilité, nous
sommes prêts à étendre au compost le suivi décennal aujourd'hui assuré
seulement dans le cas d'épandage direct des boues", ajoute
Anne-Valérie Goulard. Mais le prix du risque zéro serait alors finalement payé
par les consommateurs, note Dominique Philippe.
Pas simple de concilier activités humaines et respect de l'environnement ?
Pour mémoire :
https://vallabrixbm.blogspot.com/2018/05/composte-methanisation.html
A petite échelle, pour un potager, le broyat de végétaux dont la provenance est connue ou la pratique du paillage épais (feuilles, paille ou foin) me parait plus sain que l'utilisation de composts industriels. Et, qui plus est, "méthode du potager du paresseux".
https://vallabrixbm.blogspot.com/2019/03/potager-du-paresseux.html
Prochaine expérience : "Plantation" pommes de terre posées au sol + paillage 15/20 cm. Sans butter. ...
Pour mémoire :
https://vallabrixbm.blogspot.com/2018/05/composte-methanisation.html
A petite échelle, pour un potager, le broyat de végétaux dont la provenance est connue ou la pratique du paillage épais (feuilles, paille ou foin) me parait plus sain que l'utilisation de composts industriels. Et, qui plus est, "méthode du potager du paresseux".
https://vallabrixbm.blogspot.com/2019/03/potager-du-paresseux.html
Prochaine expérience : "Plantation" pommes de terre posées au sol + paillage 15/20 cm. Sans butter. ...
Inscription à :
Articles (Atom)